Enfin, puisque l’informatique, même à cette époque, ce n’était pas seulement des jeux ou la famille, la marque s’accorda une brève incursion dans le domaine professionnel avec une nouveauté : le Portfolio.
Ordinateur de poche initialement conçu par l’entreprise anglaise DIP, il se composait d’un écran LCD, d’un clavier de 63 touches et d’un bipper pour le son. Le Portfolio intégrait en ROM un agenda, un traitement de texte, un tableur, une calculatrice et un carnet d’adresses qui peut même composer les numéros de téléphone.
Très peu gourmand en énergie, il pouvait fonctionner plusieurs jours d’affilé avec seulement trois piles AA.
Ses 128ko de RAM embarqués ne lui permettaient pas de faire des folies mais un lecteur intégré sur le côté gauche accueillait des cartes-mémoire de 32ko à 4mo. Sur le côté droit, un port d’extension permettait de connecter des modules externes vendus séparément.
Commercialisé à 400$ aux USA, 2990 francs chez nous puis rapidement à 2490 francs pour finir à même pas 400 dans les salons, le Portfolio fut l’une des premières solutions informatiques abordables, et réellement portables au monde, permettant de travailler aussi bien chez soi que dans le métro.
Plus un succès en terme de buzz qu’autre chose, car ne pouvant remplacer totalement un PC, le Portfolio disparut assez rapidement mais il avait ouvert la voie aux futurs Palm.
Mon Portfolio. J'en ai eu jusqu'à quatre, chacun avait plus ou moins ses défauts cosmétiques. La boîte n'est pas celle de la version française semble-t-il. Je ne sais plus comment j'ai eu ça.
Quand on l'allume, il vous demande en quelle langue vous voulez que ça s'affiche.
Ensuite, il faut régler l'heure, c'est assez emmerdant. Le mieux est de lui laisser des piles dans le ventre si on s'en sert, comme ça, une fois réglé, ça ne bougera plus avant un bail. La consommation des trois piles est ridicule.
Le point faible du Portfolio, c'est la jointure entre le clavier et l'écran, juste en dessous du logo Atari. Les autres Portfolio que j'ai eus entre les mains avaient tous cette jointure cassée. Il ne faut pas hésiter à mettre un peu de WD-40 là-dedans pour éviter que ça coince et, fatalement, que ça pète.
Embarqués dans le Portfolio, plusieurs programmes. Tableur compatible Lotus 1-2-3 (ma nana n'en est jamais revenu de ce programme!), éditeur, agenda etc. Ça faisait le job.
J'ai eu quelques memory cards, plusieurs de 64ko et une seule de 128. J'ai gardé la 128 et vendu les autres. Il paraît qu'il en existe de 4mo. Ce truc, c'est l'ancêtre des SD cards. Il y a une pile CR2032 dedans, pour la sauvegarde. Préhistorique...
En écrivant cet article, j'ai retrouvé cette carte que j'avais achetée voilà deux ou trois ans je crois, en Pologne. Un truc d'amateur regroupant plusieurs programmes dont des jeux. Mais oui, des jeux sur Portfolio, ça existe!
On insère la carte sur le côté...
Tapez "a:dir/p" ensuite pour voir petit à petit tout le contenu de la carte.
Tapez juste le nom du programme ensuite pour le lancer. Je déteste le DOS...
Un clone d'Arkanoid, parfaitement jouable.
Il est triste de voir que Atari n'ait pas cru en son produit et ne l'a pas poussé plus en avant. Le Portfolio était vraiment un truc sympa et capable.
















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