dimanche 29 mars 2026

NIGHT HUNTER - ATARI ST

Night Hunter est un jeu de plateformes pour ordinateurs 8 et 16 bits et édité par Ubi Soft en 1989. Oui, ils étaient déjà là… 


Vous incarnez un vampire à l’ancienne : costume, cape, cheveux gominés, yeux rouges. C’était avant qu’Hollywood ne modernise tout ça. 


Vous hantez des lieux médiévaux et autres forêts nocturnes à la recherche de dix objets qui vous permettront de passer au niveau suivant. Hélas pour vous, ces promenades au clair de lune ne seront pas si romantiques. Tout le village s’est ligué contre vous : bûcherons, forgerons, archers, prêtres lanceurs d’eau bénite, femmes avec crucifix… Ils sont tous décidés à vous faire la peau ! 


Vous pouvez vous transformer en chauve-souris pour leur échapper ou en loup-garou pour mettre des coups de poings terribles. Mais tout cela est épuisant. Quand, à force d’efforts et de blessures, votre énergie baisse trop, il est temps de passer à table ! En bon vampire, l’humanité est votre proie. Saisissez le premier qui passe, plantez vos crocs dans son cou et… sucez ! Cet élixir de vie qu’est le sang vous redonne la vigueur perdue. 


Le jeu est monstrueusement difficile. Vous allez vous faire harceler en permanence. Dès les premiers niveaux, les archers sont sans pitié sans parler des sorcières qui passent et repassent pour vous jeter des sorts. Les ennemis se renouvellent. Les vautours remplacent les sorcières, ils vous saisissent dans leurs serres et vous balancent un peu n’importe où, souvent dans la flotte… 

Dans la ville, la police est de sortie. Fuyez ! Les flics tirent des balles d’argent ! Si vous vous en prenez une alors que vous vous promenez en lycanthrope, c’est la mort instantanée ! Enfin, dès que vous avez les dix objets en votre possession, papa Van Helsing apparaît, avec sa hotte pleine de pieux… S’il vous en lance un et qu’il vous touche, you died ! 


Les graphismes sont sympathiques et rappellent de suite le jeu Zombi, ce qui n’est guère étonnant puisqu’ils sont issus du même graphiste (Patrick Daher). Vos scores seront sauvegardés et un code vous est donné tous les cinq niveaux, permettant ainsi de reprendre le jeu. L’animation est simple et le côté sonore est très soigné. Le moindre son est digitalisé. On apprécie le côté ambiance pour certains tableaux : bruit de la nuit une fois dehors, coassements près des mares etc. A noter également l’intro du jeu qui est un sample (ralenti) de la chanson de Bauhaus « Bela Lugosi’s Dead ».

Night Hunter est un jeu assez sous-coté mais qui mérite d’être joué car on s’amuse malgré sa difficulté. On remarque que la version anglaise a bénéficié d’améliorations. Le jeu se révèle moins difficile, les ennemis auraient tendance à fuir devant vous qu’à vous attaquer. De plus, les trois derniers objets à trouver ne sont plus des parchemins mais une fiole de sang, un médaillon et un crucifix. Enfin, chose vraiment appréciable : vous pourrez sauvegarder votre progression à chaque niveau cette fois.


Les codes du jeu sur Atari ST : JPB, OCH, CHA, PA, VHE

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