Dans les années 80, il y avait les pro Stallone et les pro Schwarzenegger, mais je n’ai jamais été dans un clan particulier, j’aimais les deux, avec une légère préférence pour Arnold tout de même. Plus charismatique.
Ces jeux tirés de films à succès, on sait désormais ce que c’est. A nos âges canoniques, on a appris à être moins naïfs. Mais quand on avait 15 ans, on fonçait tête baissée !
PREDATOR
Prenez Predator par exemple. Le premier film frôlait bien souvent le nanar par ses acteurs qui en rajoutaient des caisses dans le genre "couilles hypertrophiées". Heureusement, la créature sauvait le tout. Elle en a marqué plus d'un et la perspective de la retrouver sur son petit écran d'ordinateur a ouvert en grand bien des porte-monnaie à l'époque. Hélas, ces gens-là se sont fait avoir.
Sorti en 1988 sur les plateformes 8/16 bits, le jeu démarrait pourtant bien. Bonne intro, musique digitalisée. Puis un hélico nous largue en pleine jungle. On se retrouve dans une version de Commando (le jeu, pas le film) mais en scrolling horizontal. Quelques mecs à buter, des bestioles, dont les fameuses chauve-souris qui resteront les ennemis phare de ces années là... Et soudainement, la couleur du jeu change ! Des tons bleu et rouge, des signatures thermiques, le Predator vous a repéré ! Il faut lui échapper car, lui, ne vous ratera pas.
C'est quand même pas très beau tout ça. Ça avance bien, c'est rapide mais c'est assez bâclé dans le graphisme. C'est surtout trop difficile. Vous vous faites aligner parfois même sans savoir pourquoi. Au bout de 10m, de jeu, l'ennui commence fortement à vous saisir. Toujours les mêmes décors, les mêmes ennemis. On ne voit finalement pas le Predator, un comble !
Ce jeu apprit à bien des joueurs l’une des plus cruelles lois dans les jeux vidéos : les licences les plus connues donnent majoritairement de mauvais jeux ! Pourquoi ? Parce que les droits coûtent tellement chers à acquérir qu’il ne reste jamais beaucoup d’argent à l’éditeur pour embaucher de bons programmeurs. Et de toute façon, qu’importe, puisque ça se vendra quand même ! Un constat toujours d’actualité hélas.
RED HEAT
Francisé en « Double Détente », le duo Belushi/Schwarzy fonctionne parfaitement. Un flic ricain de Chicago, un peu loser sur les bords mais brave mec, associé à une machine à tuer 100% soviétique, ça ne pouvait que faire des étincelles. C’est un film vraiment drôle et, pour une fois, mis en valeur par une VF tordante car très grossière dans les dialogues.
Produit par Ocean en 1988, Red Heat se démarquait nettement des jeux de l'époque sur ST. On larguait le style 8 bits dopé des deux années précédentes pour du vrai 16 bits, avec des graphismes dignes de ce nom. Le jeu en lui-même est un beat-them-up assez difficile et répétitif mais ça devait faire son effet à l’époque.
THE RUNNING MAN
Réalisé par Paul Michael « Starsky » Glaser en 1987, le film, même s’il en jetait à l’époque, a salement mal vieilli. On est proche du nanar désormais. Reste le pitch, toujours d’actualité, à savoir les dérives de la télé-réalité.
Quant au jeu, après une intro animée qui en met plein les yeux, on se retrouve avec une belle daube liquide et totalement injouable. Une catastrophe ludique.
TOTAL RECALL
Superbe film, avec une histoire recherchée, le jeu s’en inspire pourtant assez peu. On a, à la place, une espèce de nain qui cavale dans des niveaux de plateformes et qui se fait copieusement latter par des ennemis tous identiques…
C’est jouable, bien que trop difficile, mais on ne retrouve pas la flamme du film dans ce jeu.
TERMINATOR 2
Sommet de la carrière cinématographique d’Arnold, le jeu issu de Terminator 2 nous offre quelques épreuves reprenant les scènes mythiques du film. Comme ce combat dès le début entre le T-800 et le T-1000. Les deux robots se tapent dessus et hurlent à chaque coup. Curieux quand on sait qu’ils ne ressentent pas la douleur…
Une autre scène reprend celle de la moto coursée par le camion en vue du dessus. C’est bien réalisé mais ça me donne l’impression de jouer à Paperboy… Passable.
Et Arnold, comment il va au fait ? Bien ! Merci pour lui. Pour occuper sa semi-retraite, il a récemment trouvé un petit boulot dans une quincaillerie allemande…












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