Projet initié par la société Epyx dès 1987, Atari racheta les droits et commercialisa la Lynx en septembre 1989, deux mois seulement après la Game Boy. C’était la première console portable en couleurs ! Le jeune Tobey Maguire, futur Spider-Man, servira de tête d’affiche pour la pub américaine en 1990.
La Lynx était une super console sur le plan technique. Son processeur graphique 16 bits n’avait pratiquement pas de limites pour gérer des multitudes de sprites sans parler des zooms, des rotations et même de la 3D.
Des options de confort existent, vous pouvez inverser l’écran si vous êtes gaucher ou même tenir la console à la verticale pour certains jeux. Beaucoup de ces jeux furent conçus sur un Amiga à ce propos. C’était de bonne guerre. Après tout, la plupart des jeux Amiga furent programmés sur un ST…
Les défauts sont malheureusement là. La Lynx est trop large, 27 cms de long, son écran, rétro-éclairé, fait rapidement mal aux yeux, et elle dévore en moins de 3h les six piles dont elle a besoin pour tourner, alors que la Game Boy tient pratiquement 8h avec seulement quatre piles. L’achat d’un bloc secteur devient indispensable, et tant pis pour les sorties avec la Lynx sous le bras. D’ailleurs, qui sortait dans la rue pour jouer avec ça ? C’était un coup à se la faire voler après un bref passage à tabac…
La Lynx marcha bien la première année, les ventes étaient là et les jeux sortaient, certes, un peu lentement mais sortaient tout de même. Atari éclusait son vieux catalogue de titres archi connus, Ms. Pac-Man, Rampage, mais aussi des nouveautés comme S.T.U.N Runner ou Steel Talons. Les conversions furent souvent très bonnes.
Hélas, Atari fut fidèle à elle-même en ne croyant pas à son produit. L’entreprise communiqua peu dessus et les sorties de jeux se traînaient. En 1991, elle annonça avoir vendu 800 000 Lynx dans le monde. C’est bien, mais la Game Boy s’était déjà écoulée à 16 millions d’exemplaires dans le même temps…
Voulant encore y croire (un peu), Atari lança en 91 la Lynx II. Plus petite, plus compacte, et avec quelques améliorations mineures, c’était la dernière chance. Mais nouvelle console ou pas, si les jeux ne sortent pas, ou sont peu attractifs, ça ne sert à rien, et c’est ce qui se passa. Et comme si ça ne suffisait pas, Sega rejoignit le bal avec sa Game Gear, une autre portable couleurs et qui a des jeux comme Sonic ou Shinobi !
Atari abandonna sa Lynx en 1993 et arrêta sa production en 1995. Un gâchis monumental, comme le Portfolio.
La boîte originale. Elle est magnifique. 45 x 20 cms. Un monstre ! Je l’ai achetée moins de 30 balles voilà des années. Elle en vaut sans doute 100 aujourd’hui… Je me souviens m’être dit en la recevant : « Je reçois une boîte dans une boîte ! » Bizarre !
Le verso.
Ouverture. J’ai tout dedans, les cales en polystyrène, les sachets en plastique et la notice. Avec le temps, j’ai ajouté de la pub avec.
Les petits dépliants étaient colorés. C’était quand Atari avait encore un peu de blé en caisse…
Ça, ça envoyait du rêve en 89 !
Les jeux sur Lynx se présentaient ainsi. Une petite boîte en carton, un livret et la cartouche, même si on est plus proche d’une carte qu’autre chose. J’ai toujours aimé ces cartes, fines et élégantes. La faillite d’Atari approchant, les boîtes perdirent pas mal de couleurs et les notices furent remplacées par de grands posters du jeu avec les instructions au dos.
La console Atari Lynx premier modèle ! Pour moi, la Lynx, c’est elle ! Elle est grande, belle, racée. Ok, c’est un truc de 27 cms de long et il faut une grande poche pour la mettre dedans, mais quelle classe !
Verso. A force de la tenir, les stickers s’effacent.
Ouverture du bloc de piles. Il en faut six, format AA de 1,5v. Elles dureront moins de 3h. C’était un véritable gouffre à pognon pour les parents !
Pour cette première Lynx, les jeux s’enfournaient dans le côté gauche. On l’ouvrait…
… et on enfichait la carte dedans. Clac !
Dessus de la console, avec les différentes entrées et le volume.
Dessous, la molette pour ajuster la luminosité de l’écran.
Trop blanc, « blurry », faisant mal aux yeux très vite, c’était l’écran de la Lynx. Mais toutes les portables couleurs étaient comme ça à l'époque. Le rétro-éclairage se faisait de par une ampoule façon néon située sous l’écran, c’était elle d’ailleurs qui vidait les piles…
Passons aux accessoires. La sacoche était un indispensable.
J’ai quatre de ces sacoches, là aussi, achetées quand elles ne valaient pas grand-chose. Elles me permettent de caser les jeux qui n’ont pas de boîte par exemple. Notez le rabat de plastique supérieur qui permet de garder les jeux rangés.
Certaines de ces sacoches, sans doute les premières, n’ont pas le rabat évoqué plus haut. Les cartes s’éparpillent donc à chaque transport. A regarder quand on en achète une.
Une mini sacoche de transport pour la console, « pouch » en anglais, existe aussi.
Il y a deux « pouch » différentes selon les deux Lynx, les tailles ne sont pas les mêmes.
Deux petites poches sont présentes pour transporter des cartouches.
Quelques accessoires en boîtes, des transfos, français et anglais, le machin pour l’allume-cigare et un « pack batterie »; à charger avec de grosses piles R20 portant le truc à plus d’un kilo et à accrocher à votre ceinture…
A suivre pour la Lynx II.





















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