Vous devez retrouver vos cinq clones éparpillés dans des milliers d’étoiles. Si au bout d’une heure, vous n’en avez pas déjà retrouvé un, le doigt-curseur se met à trembler et vous ne pourrez plus jouer.
Blood était un show, il en mettait plein la vue et les oreilles. Les voix digitalisées, les cycles de couleurs, l’upcom… Difficile de rester de marbre devant un tel spectacle, surtout en 1988. C’était le genre de jeu que l’on dégainait pour impressionner les copains toujours sous Amstrad CPC.
Mais la réalité est que Blood est répétitif, difficile, repompe pas mal de trucs bien connus (Rescue On Fractalus pour l’atterrissage, le doigt de E.T., le nom etc.) et rapidement chiant. Après 30mn, lorsqu’on a écouté l’intro de Jarre et fait péter quelques planètes, on comprend que c’est pas bien passionnant tout ça et surtout, toujours pareil : atterrir, trouver un alien, le faire parler afin qu’il donne les coordonnées de la planète suivante, y aller et recommencer le tout jusqu'à ce qu'on tombe (enfin !) sur un clone.
Enorme emballement médiatique pour ce jeu, presse diverse + télé, et, forcément, ventes par wagons entiers. Ce fut le début de cette fameuse « french touch » dans le milieu vidéo ludique. On vit également se développer une sorte de culte de la personnalité sur son créateur, Philipe Ulrich. Pas bon ça.
Malgré tout ce qu’on a dit, Blood n’était pas un jeu mais une démo pour faire vendre des Atari ST. Rien de plus. Shadow Of The Beast sera son jumeau maléfique pour l’Amiga.


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