Pac-Land est assez cher à mon cœur. En effet, je l’ai découvert en 1985 dans un bistrot, le temps que mon père aille saluer des amis et faire son tiercé… Pendant qu’il faisait ça, il m’avait filé 10 balles pour jouer à la borne d’arcade. Plaisir immense pour moi qui n’avait rien de vidéo ludique à la maison. Là, c’était Pac-Land. J’avais été bluffé par la beauté du jeu et ses couleurs vives. Ça m’en avait mis plein les yeux ! Il m’en fallait peu, mais tout de même. Et puis ça changeait des jeux de shoots habituels.
Pac-Man était un vieil habitué pour moi, et surtout sa nana, Ms. Pac-Man, puisque la borne fut dispo dans le café où bossait mon père. J’y jouais souvent quand j’allais le voir. J’étais pas mauvais du haut de mes 10/11 ans, j’allais loin.
Pac-Land dépoussiérait le concept. Terminé le labyrinthe, place aux plateformes ! Pac-Man, qui a des jambes, des bras et un long pif cette fois, court dans un décor horizontal coloré, saute, évite des ennemis et chope des bonus. Ça vous rappelle Mario ? En fait, c’est Mario qui devrait vous rappeler Pac-Land puisque Shigeru Miyamoto a entièrement pompé le concept en 1984, date de la sortie de Pac-Land. Il dira par la suite avoir juste copié le ciel bleu. Mon cul jaune oui !
Pac-Land fut porté sur presque toutes les plateformes de l’époque, du 8 au 16 bits et même des consoles.
La version ST n’était pas simple à trouver et souvent chère. En la voyant à la moitié de son prix, je n’ai pas hésité. Elle est présentée dans une boîte en plastique bleu. Quelques jeux ont bénéficié de ce packaging. J’aime pas trop mais on ne peut nier une meilleure résistance au temps contrairement aux boîtes en carton. La notice est au dos de la jaquette et il y a un poster moche offert avec.
La conversion de Pac-Land sur ST, signée Grandslam, est paresseuse. C’est jouable, mignon, assez rapide, mais on pouvait faire beaucoup mieux vu la simplicité du jeu. Enfin, on peut se dire aussi qu’ils auraient pu faire pire. Rappelons qu’un jeu tout simple comme Tetris fut raté sur ST et Amiga.


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