samedi 21 mars 2026

PREDATOR 1 & 2 - ATARI ST

A nos âges canoniques, on a appris à être moins naïfs. Par exemple, on sait désormais qu'il faut se méfier des jeux tirés de licences prestigieuses. Mais quand on avait 15 ans, on fonçait tête baissée ! 

Prenez Predator par exemple. Le premier film frôlait bien souvent le nanar par ses acteurs qui en rajoutaient des caisses dans le genre "sacs de couilles hypertrophiés". Heureusement, la créature sauvait le tout. Elle en a marqué plus d'un et la perspective de la retrouver sur son petit écran d'ordinateur a ouvert en grand bien des porte-monnaie à l'époque. Hélas, ces gens-là se sont fait avoir. 


PREDATOR


Sorti en 1988 sur les plateformes 8/16 bits, le jeu démarrait pourtant bien. Bonne intro, musique digitalisée. Puis un hélico nous largue en pleine jungle. On se retrouve dans une version de Commando (le jeu, pas le film) mais en scrolling horizontal. Quelques mecs à buter, des bestioles, dont les fameuses chauve-souris qui resteront les ennemis phare de ces années là... Et soudainement, la couleur du jeu change ! Des tons bleu et rouge, des signatures thermiques, le Predator vous a repéré ! Il faut lui échapper car, lui, ne vous ratera pas. 


C'est quand même pas très beau tout ça. Ça avance bien, c'est rapide mais c'est assez bâclé dans le graphisme. C'est surtout trop difficile. Vous vous faites aligner parfois même sans savoir pourquoi. Au bout de 10m, de jeu, l'ennui commence fortement à vous saisir. Toujours les mêmes décors, les mêmes ennemis. On ne voit finalement pas le Predator, un comble ! 

Ce jeu apprit à bien des joueurs l’une des plus cruelles lois dans les jeux vidéos : les licences les plus connues donnent majoritairement de mauvais jeux ! Pourquoi ? Parce que les droits coûtent tellement chers à acquérir qu’il ne reste jamais beaucoup d’argent à l’éditeur pour embaucher de bons programmeurs. Et de toute façon, qu’importe, puisque ça se vendra quand même ! Un constat toujours d’actualité hélas.


PREDATOR 2


Sorti en 1991, ce jeu est meilleur que le premier, alors que le film dont il s'inspire, lui, est moins bon. Larguer un autre Predator, en ville cette fois, l'idée était chouette, mais le traitement final a rendu ça assez mauvais, et ce film a encore plus mal vieilli que le premier à mon sens. 


Le jeu est une sorte d'Operation Wolf ou Beat Busters, on bute des gangs à la chaîne en attendant le Predator. Techniquement c'est bien fait, bons graphismes et c'est suffisamment rapide pour qu'on s'amuse. Le jeu se distingue surtout par sa démo. Bootable directement par le disk 2, elle est soignée graphiquement et reprend des samples du film.

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