lundi 30 mars 2026

RESTAURATION DE LA COQUE D'UN ATARI 800

Séquence bricolage.

Quand j'étais un jeune ado, j'ai eu une période « maquette ». Tous les gens de ma génération, et même celle d'avant, ont connu ça je pense. J'ai dépensé beaucoup du peu d’argent de poche que j’avais dans cette activité délicate et silencieuse. Le matos et surtout les maquettes en elles-mêmes coûtaient cher. 

A l'époque, on achetait encore ça chez les marchands de journaux, ils en avaient tous dans leurs vitrines, essentiellement des avions et des tanks, parfois des voitures. Et c'était de 20 à 50 francs la boîte, parfois plus. Une fortune pour des ados fauchés ! 

Je faisais ça avec un pote, ce qui permettait de dépenser un peu moins, on se prêtait nos (rares) mini pots de peinture par exemple. L'un avait du bleu, l'autre du vert, ce genre de plan. 3615 code pauvres !

Et puis un jour, dès l'année suivante je crois, j'en ai eu marre de tout ça. Je regardais mes quelques « chefs-œuvres » qui prenaient déjà la poussière, essentiellement des avions. C'était moche, mal collé, peint avec les pieds. On voyait les coups de pinceaux. Ben oui, on faisait ça avec nos moyens de misère, les pinceaux étaient ceux des cours de dessin du collège. Autant repeindre au rouleau un meuble ancien en marqueterie... On fantasmait sur l'aérographe. Imaginez le prix de ce truc en 1986... 

Devant ce résultat hautement médiocre, je les réduisais toutes en miettes et jetais les débris à la poubelle ! Je fis de même avec mes disques les plus honteux un soir du début des années 90. La psychiatrie peut expliquer cela. 

Pourquoi je raconte ça ? Parce que ce que je viens de faire ces derniers jours m'a rappelé ces moments « maquettes » que j'ai eus quand j'étais jeune et innocent. En effet, j'ai rafistolé mon Atari 800 avec de l'époxy en pâte. Et le résultat a été comme mes maquettes finalement… 

J'avais vu une vidéo d'un mec qui avait restauré un vieux PC. La façade était fracassée et plusieurs morceaux manquaient. Le type les avait comblés avec un truc appelé « epoxy putty ». C'est de la pâte pour reboucher du plastique. Je connaissais en version liquide mais pas en pâte. Utilisation simple. On coupe deux bouts, on les malaxe, on applique, on donne la forme qu'on veut, on attend que ça sèche puis on ponce. Cette démonstration me donna envie de faire de même. En effet, mon Atari 800, reçu en 2020, avait subi des dommages lors de son transport des USA jusqu'à ma casa. Dans le genre cauchemar, c'est pas mal... 


J'avais rafistolé ça comme je pouvais, avec de la colle, et c'était plutôt naze. Les fissures étaient apparentes, certaines se chevauchaient et un petit morceau était manquant, ce qui donnait un trou disgracieux. Le « putty » allait m'aider à combler tout ça. 

Evidemment, je me reconnectais encore à Aliexpress pour faire mes courses. Evitant le matos Tamiya, hors de prix, je commandais le truc le moins cher ainsi qu'un lot de plusieurs feuilles de papiers de verre fins. Pour un test, c'était bien suffisant. Il n'y avait plus qu'à attendre. 

Pour m'avancer, je décidais d'ouvrir le 800. Outre de la poussière, je trouvais un pas de vis en plastique cassé et... le petit bout qu'il me manquait ! J'avais pourtant secoué le truc pour tout sortir à l'époque, mais il avait dû se coincer quelque part.


Ayant tous les morceaux, je reconstituais ça tant bien que mal avec de la Superglue. 


C'était très moche mais au moins, c'était complet. Le cercle rouge montre le morceau qu'il me manquait avant. 


L'époxy est vite arrivé. Comme je l'ai dit plus haut, c'est deux tablettes de pâte à mélanger. Le résultat sera blanc, il n'y a pas de beige, ce qui est curieux. Il y a du bleu, du rouge, du noir, du jaune mais pas de beige... On fera sans. 


Je n'ai plus de trou à combler à proprement parler, juste des fissures, alors je coupais deux lichettes, avec un couteau à beurre, j'ai pas d'outils de sculpteur...


J'en ai fait une boulette que j'ai appliquée comme j'ai pu. J'ai lissé avec de l'eau et comblé au maximum les fissures. Il n'y avait plus qu'à attendre que ça sèche, moins de 6h. 


Le papier de verre est arrivé quelques jours plus tard. J’y connais rien dans le grain, j’ai donc testé au pif. Quand ça me semblait trop rugueux, je prenais un grain plus fin. Attaquant avec un 800 et un peu d’eau pour adoucir, je me mettais à la besogne. 


Mais au bout de 30mn, j’en avais ma claque et ça ne donnait pas le résultat que j’escomptais. L’époxy était beaucoup plus résistant que prévu. Je pensais (ponçais ?...) que ça s’en irait très vite mais non. Il faut poncer, encore poncer, toujours poncer… Pfff… J’ai songé à me servir de ma perceuse et d’une mini brosse en métal dessus mais c’est sans doute trop fort.


C’est doux au toucher mais c’est pas très beau. « Tu devrais le peindre pour atténuer ! » me dit un vilain petit gros au fond de la classe. Certes, mais j’avais prévu dès le début que je ne le peindrais pas. D’une part parce que je ne vais pas encore investir dans de la peinture, que je n’ai que des pinceaux et que le résultat sera donc bien laid, et que, de toute manière, ça jurera quand même car on ne peut pas avoir la même teinte. Et puis un ordinateur, ça ne se peint pas ! C’est même une hérésie de penser ça. Je vais donc laisser comme ça. C’est toujours mieux que lorsque c’était pété et rafistolé. Là, c’est juste plâtré… Bilan en demi-teinte. I tried.

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