Pour la petite histoire, les Soviétiques boycottèrent ces JO. Ce qui n’empêcha pas Pif le chien coco de publier en guise de gadget « la plaque olympique » dans son numéro 800 du 24 juillet 1984. Z’avez vu la précision ? Ouais j’avoue, j’ai eu cette plaque chez moi à l’époque, je l’avais même accrochée sur un des murs de ma chambre. Il fallait bien que je cache cette affreuse tapisserie 70's… Et je l’ai retrouvée voilà quatre ans je crois, avec d’autres gadgets de Pif qui m’ont marqué. Je suis faible avec ma jeunesse…
Bon, revenons à Track & Field. Ce jeu d’arcade, je l’ai connu à l’époque. En arcade, oui monsieur ! Enfin, en bistrot. Les salles d’arcade dans ma ville, c’était pas la peine de rêver. Mais vu que mon père était garçon de café, quand j’allais le voir de temps en temps avec ma mère, je trouvais toujours le moyen de jouer aux machines en place, parfois à l’œil ! Comment oublier ce patron qui ouvrit la machine, fit glisser ma pièce de cinq francs plusieurs fois dans le monnayeur pour avoir plusieurs parties, puis me la rendit ? Cet homme-là était un prince !
En 1983/84, Track & Field était le jeu vidéo du moment dans le café où bossait mon père. C’était les bornes Jeutel. Les vieux connaissent. Et ce jeu rendait fou les clients ! Tout le monde y jouait. C’était simple et surtout, on voulait battre la machine au 100m, ou tout simplement son pote quand on jouait à deux. Les gens tapaient comme des malades sur les boutons ! Imaginez le calvaire de ces bornes, les « cabinet » comme disent les ricains.
Mon père m’avait raconté que les petites cuillères du bistrot disparaissaient depuis quelques semaines. Epidémie de junkies ? Non, les clients qui jouaient à Track & Field se servaient de leur cuillère à café, voire en demandaient une, pour taper sur le bouton de course et repartaient avec. Il paraît qu’on se fatiguait moins comme ça et que c’était plus efficace.
Track & Field a été un hit. La version arcade était superbe. Elle causait en plus, une belle voix synthétique et enrhumée digne de ces années là, mais en 1983, c’était balèze. Et, naturellement, elle fut portée sur tous les ordinateurs et consoles 8 bits de l’époque, avec plus ou moins de bonheur. Je vous invite à regarder la vidéo de comparaison ci-dessous pour… comparer !
Sur la gamme d’ordinateurs Atari 8 bits, on avait droit à un bonus divin : une manette spéciale pour y jouer !
C’est un gros bloc de plastique bleu avec trois boutons, deux pour courir et un pour sauter ou lancer. Les boutons rappellent vraiment ceux de la borne d’arcade.
Un gadget de ce genre, il fallait vraiment que les JO approchent pour le commercialiser, et aussi être à l’aise. C’était avant qu’Atari ne se mange le krach des jeux vidéo et perde des plumes. Là, ils avaient encore du pognon.
J’ai longuement lorgné sur cette manette mais on ne la trouvait qu’aux USA. Elle n’était déjà pas donnée, alors les FDP + la douane, no way. Par chance, j’ai pu la dégotter en UK récemment. Pas un cadeau là non plus mais bien moins chère que les USA. Et en plus, il y avait le jeu original avec ! Et là, ça rendait le prix vraiment intéressant.
Il est rare de trouver les deux items groupés. En général, les vendeurs préfèrent splitter pour faire plus de blé. Je fais la même chose…
Je l’ai reçue ce matin après avoir pas mal transité en transit… Ce mois de mai en France cette année…
Un truc marrant, c’est que le jeu marque « Los Angeles 1984 Games » au démarrage alors que c’est écrit « Track & Field » sur la cartouche.
En fouillant dans mon « Ultimate Cartridge », j’ai trouvé une rom du jeu marquée « Track N Field ». J’imagine qu’Atari a opportunément changé le titre pour les JO. Le jeu complet tient sur 16 ko… Même mon Atari 400 pourrait le faire tourner.
Evidemment, tout fonctionne. Mais bon dieu, que c’est dur ! Ça fait au moins 10 fois que je fais le 100m, j’ai toujours pas réussi à gagner ! J’ai testé aussi le saut en longueur, le timing est la clé !
Avant la vidéo du jeu, petite photo souvenir avec la plaque de Pif évoquée plus haut.
Manque plus qu'un Coca...








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