MERCENARY – ESCAPE FROM TARG
Vous êtes Benson et vous vous rendez dans le système Gamma. Hélas, c’est la panne et vous vous crashez sur une planète inconnue, Targ. Vous survivez mais votre vaisseau est foutu. Il va falloir trouver comment vous échapper de ce monde inconnu. Exploration et commerce seront les maîtres-mots de cette aventure.
Initialement sorti en 1985 pour la gamme Atari 8bits possédant 48k de ram minimum, Mercenary sera porté sur ST l’année suivante. Entièrement en 3D fil de fer, le jeu bénéficie plus ou moins de la puissance 16 bits. Le graphisme est plus fin, c’est plus fluide mais il n’y a rien de trop non plus. C’est plus impressionnant de voir tourner Mercenary sur XL que sur ST finalement.
Cela n’enlève en rien l’intérêt du jeu. Mercenary est un monde ouvert, l’un des premiers, où vous pouvez aller où vous voulez. Vous pouvez même vous perdre ! Vu qu’il n’y a pas vraiment d’indices pour aller dans la bonne direction, ce sera au pif parfois.
Enorme succès, le jeu marquera les esprits. Une seconde version sur ST (et XL) « Compendium Edition », regroupera sur la même disquette sa suite directe, The Second City, beaucoup plus difficile. De quoi contenter tous les fans.
DAMOCLES – MERCENARY II
Sortie en 1990, Damocles reprend les mêmes ficelles que le premier Mercenary et y ajoute la 3D formes pleines. On rejoint (enfin !) le secteur Gamma qui était la destination initiale dans le premier jeu, et on découvre qu’une planète, Eris, va être percutée dans quelques heures par une météorite. A vous de vous échapper, voire de carrément de sauver la planète en vous débarrassant du météore car, oui, il y a plusieurs fins possibles dans Damocles.
Démarrée dès 1986, la programmation de Damocles fut longue et pénible. Paul Woakes dut s’entourer d’une équipe pour mener à bien le jeu qui sortit dans la douleur. Après presque quatre ans de gestation (on se demande ce qu’ils ont foutu pendant ces quatre ans quand même…), il fallait en finir. Cela donnera l’occasion à l’équipe de commercialiser un peu plus tard des « mission disks » pour Damocles, offrant un peu de contenu supplémentaire et corrigeant surtout les bugs... Perso, je n’en ai jamais vu en vente.
Bien plus vaste, et beau, que le premier Mercenary, Damocles impressionne de par son scénario. Le météore s’approche de la planète, vous le voyez grossir dans le ciel. Il faut se bouger le cul et aller de planète en planète pour trouver l’une des solutions.
Une suite digne du premier jeu.
MERCENARY III – THE DION CRISIS
Sorti en 1991, Mercenary III est le dernier de la saga.
On largue les délires spatiaux pour revenir sur terre avec un bon vieux complot politique à déjouer et empêcher PC Bil, une tête de con de première, de devenir président.
Toujours en 3D surfaces pleines, le jeu rajoute encore des éléments par rapport aux précédents mais ça commence peut-être à faire beaucoup pour un 16 bits. En effet, c’est loin d’être fluide parfois. Reste un intérêt immense. Si vos fonds le permettent, appelez un taxi. Même s’il conduit à droite, il est sympa et vous fera la causette. Une mine d’informations.
Mercenary III fut un échec commercial, essentiellement du fait d’un problème de distribution. La société de Woakes, Novagen, fit aussi l’erreur d’ignorer les PC au début des années 90 la condamnant pour de bon.






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