Je l’ai trouvé aux USA, vendu par un homme d’un certain âge. Il vidait son garage. Il m’avait dit que cela avait appartenu à son fils.
Les photos de l’ordinateur, en très bel état bien que non testé, ne montraient pas ce qu’il avait dans le ventre question mémoire. Je ne savais même pas si l'Operating System était là. J’ai demandé au bonhomme mais il me répondait invariablement :
- I don’t know sir !
Malgré ce gros flou, j’ai tout de même pris le risque de l’acheter. Le prix demandé était très bas, à peine 100$. Par contre, le colis étant lourd, d’autant plus qu’il y avait avec une imprimante et que le lot était indivisible, les frais d'envoi m'ont coûté plus cher que cet ordi...
Moins d’un mois après cette commande, j'étais livré. Je revois le livreur se pointer avec son diable et cet énorme colis dessus. C’était quelque chose. Par chance, aucune taxe douanière.
L'imprimante est partie à la benne le jour même. C'était pas la peine d'essayer de la vendre. Trop lourde donc frais d'envoi conséquents, alimentation ricaine, plutôt jaune, non testée... J'allais pas me prendre la tête pour moins de 30 balles; si je la vendais à ce prix là... J'ai revendu son interface de connexion par contre. Ça c'est parti tout de suite.
Autant l’Atari 400 était une sorte d’ordinateur low cost, le 800, lui, était déjà plus pro et offrait des possibilités d'évolutions en matière de ram. Pourquoi il y a un coin de l'ordi dans le plâtre demanderont certains ? Parce que j’ai eu la malchance de constater de la casse lors de l’ouverture du colis. Malgré des protections à l’intérieur, le côté droit avait pris un méchant coup. J’ai tenté quelques années plus tard de réparer ça, j’en ai fait un post sur ce blog, vous chercherez.
Comme le 400, quatre ports joystick équipent le 800. C’est bien de trop.
Sur le côté droit, une prise cinq broches pour du composite ou une Péritel. Puis le SIO, un sélecteur de canal pour la prise antenne, le bouton on-off et la prise secteur, toujours du 9V AC.
Ouverture du clapet. On distingue deux slots pour les cartouches, left et right. Chaque cartouche devra respecter son slot. Une « left » ne pourra fonctionner dans le slot « right ». Mais comme presque aucune cartouche « right » ne verra le jour, c’est pas bien important. Comme je l’avais dit pour le 400, c’était l’époque où Atari était blindé de thunes et pouvait se permettre de faire des trucs un peu barrés et inutiles.
Mais ce qui m’intéressait surtout, c’était de savoir si cet ordinateur avait de la ram embarquée et sa cartouche de ROM. Qu’elle ne fut pas ma surprise de découvrir, une fois le haut de la coque retirée, que tout était là ! Ce 800 avait sa ROM Operating System et 48k de ram en trois cartes d’origine de 16 k chacune ! Le maximum ! Le précédent proprio avait eu des parents prodigues.
Atari montrait au dos de chaque carte ce qu’on pouvait obtenir comme configuration. 48 ko de ram en 1979, c’était le grand luxe. J'adore ces cartouches et leur design. Les insérer à l'époque et se dire qu'on augmentait ainsi la puissance de son ordi, ça devait être grisant.
Bon, ce 800 a une mémoire d'éléphant mais est-ce qu’il fonctionne ? Avec le temps passé dans un garage et le coup de tête-balayette qu’il s'est mangé pendant son voyage transatlantique, on pouvait en douter. Après l'avoir branché, et connecté avec une prise Péritel cinq broches, la même que les Atari 8 bits suivants ou un Commodore 64, et ce qui est ironique car les ricains ne connaissent pas la péritel, il démarre impeccablement ! Même les cartes-mémoire tournent toujours, et on sait qu’elles sont fragiles. J’étais vraiment super content et je ne regrettais pas mon achat !
Comme pour le 400, si on allume le 800 sans cartouche dans le ventre, on se retrouve avec le Memo Pad. Le clavier fonctionne parfaitement.
Et comme pour le 400, il faut lui mettre la cartouche de Basic pour avoir quelque chose de fonctionnel.
A vous les délices du code pointu !...
Le temps passant, je lui ai trouvé des accessoires de sa gamme, comme le CX85, qui est un pavé numérique pour les logiciels de compta ou de caisse. Il serait intéressant d’essayer de le connecter à mon Amiga 600, il en a bien besoin le pauvre. Avec l’ajout de 800mo en fast ram, ça devrait le faire…
Notez sous l’appareil, le logo Atari qui sert à placer le câble comme on veut. J'aime !
Le Light Pen, qui allait avec le logiciel Atarigraphics, pour sélectionner sur l'écran. C'est la même technologie que les pistolets pour tirer sur la télé.
L’Atari 850, qui est une interface pour se connecter à tout un tas de trucs, de l’imprimante en passant par des services online. Il y a plein de ports différents sur les côtés, devant, derrière... Je ne m’en suis presque jamais servi même si elle fonctionne.
Enfin, fournie dans le colis, comme s’il n’était pas assez lourd comme ça, de la docu d’époque : le manuel d’utilisation et un gros bouquin pour apprendre le basic, en anglais.
C’est bel et bien celui du 800.
Dedans, tout est conçu pour que le ricain moyen comprenne comment utiliser ce qui venait de lui coûter un mois et demi de salaire… C’est assez bien fichu. Et on n’oublie pas la pub pour autant. Notez que les accessoires de la console Atari 2600 allait sur ces ordinateurs et c'était bien pensé.
Le bouquin de basic fait lui aussi son job, avec des tonnes de listings de programmes à taper et expliqués.
A suivre, avec le lecteur de disquette 810.
















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