mercredi 2 septembre 2026

LES 10 PIRES CONVERSIONS DE JEUX D'ARCADE SUR ATARI ST

Nous avertissons notre aimable clientèle que ce blog s'apprête à traverser une zone de perturbations intenses pleines de jeux tous pourris. Aussi, pour votre sécurité, veuillez attacher votre cigarette et éteindre votre ceinture. Pour les personnes sensibles, veillez à garder près de vous un sac à vomi. Voici les 10 pires conversions de jeux d'arcade que l'Atari ST n'ait jamais eues à se mettre sous la tête de lecture !


1 - SHINOBI

Conversion très attendue, ce fut la douche froide ! Au menu, graphismes hideux, sprites bossus aux couleurs monochromes, animation très moyenne et pouvoirs simplifiés façon GFA Basic.


Pire qu'une mauvaise conversion : un scandale !


2 - AFTER BURNER

Jeu d’arcade culte de par ses effets et sa frénésie, bien que terriblement répétitif, l’adaptation était redoutée des fans. Et ils avaient raison !

C’est moche, on ne comprend rien à ce qui se passe, la musique est entrecoupée de voix digitalisées débiles… Injouable ! A peine décollé, le jet est allé s'écraser directement dans la poubelle des joueurs.


3 - OUT RUN

Codé par Ian Morrison, à qui on refilait pratiquement tous les jeux de courses à convertir sur 16 bits alors qu'il n'a jamais été très doué pour ça, Out Run sur ST est l'exemple même du jeu en or transformé en plomb.

Ce n’est pas laid, il y a les musiques mythiques, retranscrites sur ST par David Whittaker, mais c’est juste injouable. Votre voiture glisse plus qu’elle ne roule et on ne voit pas bien la route devant. On ne peut anticiper les obstacles et donc, on se plante. Et on range la disquette dans sa boîte pour ne plus jamais y toucher.


4 - DOUBLE DRAGON

Jeu d’arcade qui bouleversa les codes du jeu de baston, sa conversion fut une purge ! Les graphismes sont horribles, les sprites ont des anatomies tordues, l’animation se résume à quelques frames et le son à un seul bruit pour les coups ressemblant à un choc dans une porte et un « OUERGL » quand un ennemi meurt…

Le fait de pouvoir jouer à deux en même temps ne le sauve même pas. Poubelle !


5 - VIGILANTE

Sorti un an après Double Dragon, Vigilante reprend le même concept intello d'aller délivrer sa fiancée enlevée par des loubards... Autant le jeu en arcade pulsait, autant sa conversion sur 16 bits fut atroce.

Le héros a de petits bras, ce qui, pour donner des coups de poings, n'est pas simple... C'est moche, ça n'avance pas, l'animation est ultra limitée... A oublier très vite.


6 - STREET FIGHTER 2

Adapter un jeu pareil sur un ordinateur 16 bits porteur d’un joystick à un bouton, franchement…Pourtant, graphiquement, ça le fait, avec de très gros sprites plutôt bien foutus, et des digits sonores. Mais dès que l’on commence à jouer, on comprend que ce ne sera pas la peine de continuer.


C’est hyper difficile, les commandes laguent à mort, le scrolling derrière est saccadé au possible, on ne comprend rien à ce qui se passe... Le hardware du STE n’a même pas été sollicité pour atténuer notre envie de courir nu dans la nuit en hurlant...


7 - TETRIS

Vu sa simplicité, Tetris était inratable. Mais non ! Sur ST (et Amiga), c’est pourri ! Si vous baissez la manette, les pièces tombent directement dans le fond. Il n’y a pas de rattrapage. A haute vitesse, ça devient injouable. La musique, aigue et pénible, est en boucle. Et surtout, le fond derrière les pièces est animé en une espèce de bouillasse sableuse jaune qui tourne dans tous les sens et fait mal aux yeux.


Devant ce résultat, on ne fut pas surpris de voir fleurir les années suivantes des tonnes de clones du jeu, plus ou moins officiels, histoire d’offrir au ST un Tetris digne de ce nom.


8 - BAD DUDES VS. DRAGON NINJA

Conversion made in France, ça partait pourtant bien avec des graphismes très fidèles et des sprites de grande taille. Hélas, sur ST, c’est lent à mourir. Votre personnage bouge relativement bien quand il se bat mais dès qu’il avance, c’est avec le même aplomb qu’un suisse sous Valium dans des sables-mouvants… Le pire arrive avec le niveau du camion-remorque, interminable et avec un scrolling dégueulasse derrière.


Le ST n’était pas fait pour un jeu pareil. La version Amiga donnera tout ce qui manque : vitesse, nervosité et son. Ça sert d’être une console déguisée en ordinateur parfois…


9 - THUNDER BLADE

Portage attendu, encore un, la version ST se révélera assez infecte. Tiertex a voulu faire au plus proche de l’arcade mais avec un 68000 à 8Mhz et 512ko de ram, ça ne peut pas marcher.


A la sortie, graphismes pas vilains mais animation « choppy » comme disent les Anglais et des collisions de sprites fantaisistes, sans oublier le compteur des points à la fin de chaque level qui calcule comme JCVD...


10 - POWER DRIFT

Converti par les mêmes qui s'étaient chargés de la magnifique adaptation de Super Hang-On sur ST en 88, on a donc un léger espoir. 

Après un ersatz de rotation pas dégueulasse et un sample hurlant « 3, 2, 1, GO ! », l'espoir s'envole. Le jeu est injouable. Non pas que ça soit lent mais on ne comprend pas ce qui se passe à l'écran. On doit tourner là ou pas ? Ah oui il fallait tourner. Et pourquoi on dirait qu'on est en l'air là ? Bref !


Mention spéciales : Street Fighter, Shadow Warriors, Pit Fighter, Ikari Warriors, Hard Drivin', R-Type II, Final Fight, Eswat, Scramble Spirits, G-Loc R360.

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