Conçue afin de remplacer la 5200 qui fut un échec, la 7800 fut mise au placard lorsque le krach des jeux vidéo frappa les USA en 1983/84. A deux doigts de faire faillite, ce n’était clairement pas le moment pour Atari de sortir quelque chose mais de trouver un repreneur afin de survivre.
Viré fin 83 par le conseil d’administration de Commodore, la boîte qu’il avait lui-même fondée, Jack Tramiel s’en alla furax et racheta dans la foulée Atari, son ancien concurrent. Ironie de la vie.
Juif polonais qui avait connu les camps de la mort, Tramiel n’était pas un tendre en affaires. Il remit vite Atari sur pied, grâce aux ventes massives de ST en Europe.
Le krach fut profond et deux ans s’écoulèrent pendant lesquelles il ne se passa presque rien question jeu vidéo. On pensait même que cette mode était terminée. Mais une petite console japonaise débarqua en 1985 aux USA et réconcilia des millions de familles américaines avec les joies des parties endiablées devant la télé, manettes en mains. Son nom ? La NES ! Profitant de ce renouveau ludique, Atari décida de lancer, enfin, sa 7800, en janvier 1986.
Plus puissante que la NES, la 7800 n’innove pourtant pas. Atari ne sait que nous servir encore et toujours ses Pac-Man et autres Asteroids à la con que tout le monde connaît par cœur depuis des années. Face à la NES, avec ses Mario, Zelda, Castlevania ou Metroid qui réinventent le monde du jeu vidéo, la 7800 apparaît comme une relique d’un monde passé, celui d’avant le krach.
Dès 1987, comprenant sans doute que c’est plié, Atari liquida sa console en la vendant quasiment à prix coûtant. Les dernières palettes furent pour les nécessiteux européens. La France verra débarquer cette console en… 1991 !
Un peu plus de 4 millions de 7800 auront été vendues dans le monde.
Atari n’a pas compris le changement qui découla du succès de la NES, impliquant une nouvelle façon de jouer et de penser les jeux vidéo. Avec le recul, on s’aperçoit que la 7800 était l’un des premiers symboles du fameux déclin américain face aux Japonais et qui dura jusqu’au début des années 90.
La boîte, qui a vécu.
Verso.
Ouverture, un joyeux bordel ! J’ai ajouté des trucs dedans avec le temps.
La console en elle-même. La 7800 n’a rien pour elle. Les jeux ne sont pas beaux, son hardware est limité et elle a la même puce sonore que la 2600. Un truc à savoir, son câble péritel est le même que pour l’Atari ST. Il faut juste le brancher à l’envers pour la 7800.
Les différentes manettes. On les a vues précédemment.
Les notices fournies. Asteroids est intégré dans la console. Pour l’activer, il suffit d’allumer la machine sans mettre de cartouche. Cette version remaniée n’est pas inoubliable. Une cinquantaine de jeux pour la 7800 furent publiés, tous assez ringards et peu attrayants. Aucun ou presque ne montrait les éventuelles possibilités de la console. On avait sous les yeux des versions à peine améliorées de jeux 2600.
J’avais dit plus haut que cette 7800 n’avait pas grand-chose pour plaire. En fait, elle n’a qu’une seule qualité : elle est rétro-compatible avec la 2600 ! Une machine, deux consoles. C’est uniquement pour ça qu’elle peut intéresser je pense. Mais sinon...
Le bloc secteur de la 7800, très casse-couilles car possédant une mini prise proprio. La Videopac a la même.
J'ai eu quelques jeux de cette console en original voilà longtemps. Et puis j'ai fini par les revendre. Il ne me reste plus que Ms. Pac-Man. La 7800 ne m'intéresse clairement pas.








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