mardi 31 mars 2026

PIT-FIGHTER - ATARI ST

Sorti dans les salles d’arcade en 1990, Pit-Fighter est un jeu de baston issu des usines Tengen, donc Atari. Il innove en proposant, non pas des sprites comme dans Street Fighter II par exemple, mais des images digitalisées pour tous ses combattants. C’est-à-dire qu’on a filmé des bodybuildés à la con et autres as du karaté et qu’on a transcodé tout ça pour les mouvements. On dit souvent que Pit-Fighter a copié Mortal Kombat mais c’est le contraire car le premier MK est arrivé seulement en 1992. D’ailleurs, le triomphe de MK allait lancer la mode des jeux dans ce genre avec du bon (rarement) et du très mauvais (souvent).

Comme tous les trucs tous nouveaux tous beaux, Pit-Fighter a cartonné en salles, surtout aux USA. Pourtant, c’était vraiment pourri, et il n’y a pas besoin d’un recul de 35 ans pour le voir. Même en 1990, ça crevait les yeux. Les mouvements sont raides et ont peu de frames, les hitboxes hasardeuses, les persos sautent et rebondissent dans tous les sens sans qu’on sache bien pourquoi, on ne comprend pas trop ce qui se passe et surtout, les commandes sont à chier. Pour de l’arcade, ça la fout mal ! 

Donc, un mauvais jeu qui misait tout sur la forme. Mais, comme je l’ai dit plus haut, ça a marché. Et forcément, les conversions allaient arriver sur ordinateurs et consoles. J’ai touché la boîte du jeu sur ST voilà quelques temps, dans un lot. Il est clair que je n’allais pas courir après ce truc.


Réalisée par Teque, futur Krisalis, pour Domark, la conversion sur ST tient toutes ses promesses, c’est comme l’arcade ! A savoir, laid et injouable ! Bien du courage pour la tester ! J’aime beaucoup par contre la grande brutasse au verso de la boîte avec sa cagoule et ses bracelets en cuir... En direct de la Gay Pride ! J’ai montré ça à ma nana en lui demandant ce que ça lui inspirait. Il y a des regards qui en disent long… 

Reste une intro, digitalisée. Ça se voit qu’on était dans un trip J-C Van Damme à cette époque. Pit-Fighter pue bon ces films de tatanes pour bourrins. J’ai toujours su préserver mon cerveau de ces immondices visuelles. Sauf pendant mes trois jours de service militaire ! Le soir, on nous a projetés le film Cyborg. Ça a rendu mon bref séjour chez les gradés encore plus pénible. La dernière demi-heure, il n’y a aucun dialogue, juste des hurlements…

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