samedi 28 mars 2026

GOLDRUNNER - ATARI ST

L’Atari ST fut conçu pour être un Mac low cost. Jamais il n’a été question qu’il soit dédié au jeu mais au travail, comme le Mac. Et il le fut. Mais avec un processeur 68000, 512ko de ram de base et un écran couleurs, la tentation de faire également des jeux dessus fut forte. Si le ST n’avait eu que l’affichage monochrome comme c’était prévu au départ, seule une poignée de jeux auraient été conçus. Peut-être n’aurait-il pas aussi bien marché d’ailleurs. 

En 1987, les jeux commencèrent à sortir en pagaille sur ST. Et, bien que capable, les spécialistes déclarèrent qu’un scrolling vertical rapide et fluide sur ST, c’était tout simplement impossible. N’ayant aucun coprocesseur ni blitter, le ST ne pouvait compter que sur son CPU. C’était trop « just ». C’est justement le genre de chose qui plaît aux programmeurs : les limitations. Et les repousser. 

Entendant cela, Steve Bak se mit au travail et pondit, avec ses potes Pete Lyon aux graphismes et le mythique Ron Hubbard à la zik, : Goldrunner ! 


Goldrunner est une légende sur ST car il prouve que le fameux argument du scrolling vertical rapide sur ST est largement possible. Déjà bien speed à la base, si vous appuyez sur la barre d’espace, la vitesse double voire triple. Votre vaisseau file à la vitesse de la lumière. Quelle leçon !

J’ai eu Goldrunner en cracké en 89. C’était sympa mais je n’ai jamais bien compris son intérêt. C’est rapide oui, mais même en 89, il faisait vieillot. On était dans les jeux façon R-Type, puis Xenon 2 quelques mois plus tard, et Goldie ne pouvait soutenir la comparaison. Ces jeux avaient une ambiance glauque, organique et monstrueuse. Goldrunner, c’était juste tirer sur des trucs au sol et des vagues d’ennemis qui semblait venir de 1982… Et la vitesse était telle que vous vous mangiez bien souvent le décor. Il fallait déterminer ce qui était un obstacle et ce qui ne l’était pas. De plus, les couleurs étaient trop sombres. 

Plus tard, il fut porté sur Amiga, ce qui n’avait aucun sens, et l’on vit sortir un Goldrunner II, programmé par d’autres personnes. Deux « scenery disks » furent même publiés pour aller avec. L’intérêt restait le même : très limité. 

Goldrunner rejoint L’Arche du Captain Blood sur ST et Shadow Of The Beast sur Amiga. Ce ne sont que de belles démos jouables, mais pas des jeux.

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