Bon, zoologiquement parlant, c’est n’importe quoi, et les scientifiques spécialisés dans la flotte salée et tout ce qu’il y a dedans sont encore très remontés contre Jaws. Mais sur le plan du film, c’est hyper efficace. On ne marche pas, on court. Spielberg avait encore le mojo et ne nous cassait pas les couilles avec ses films pour la famille. Je pense vraiment que cette merde d'E.T. a tué ce mec.
Un tel succès, même des années après, ne pouvait sortir qu’en jeu vidéo. Ce fut le cas sur 16 bits. Jaws n’est pas simple à trouver, il suffisait juste d’attendre la bonne annonce. C’est fait.
Mais avant de voir le jeu, revenons au film. Bon, quasiment 50 ans après (ça passe…), Jaws a pris un coup de vieux quand même. En fait, c’est surtout le requin qui a vieilli. On voit que c’est un gros truc en plastoc bien raide. Le voir « nager » de biais, c’est curieux. Mais l’ambiance du film, lui, et l’écriture des personnages, c’est toujours aussi bon.
On assiste encore à de vraies scènes d’horreur, comme la jambe qui coule, la scène de la tête dans le bateau, qui en a traumatisé plus d’un on dirait, ou la fin de Quint. Se faire dévorer vivant restera l’une des peurs les plus ancrée chez les humains.
Passons sur les suites de Jaws, même si le 2 est regardable. Après, c’est n’importe quoi. Mention spéciale au 4 où l’un des acteurs tombe à l’eau et remonte sur le bateau avec une chemise sèche…
En 2005, je m’étais acheté le DVD de Jaws. Quelle ne fut pas ma déception de voir le film redoublé ! La voix de Jacques Thébaut pour Roy Scheider avait disparu, c’était devenu insupportable à mes oreilles. Avant de le revendre, je me passais les bonus du DVD. J’appris pas mal de choses, parfois drôles, comme le requin qui, une fois mis à l’eau, coula. Il fallut aller le repêcher à 10 mètres de profondeur devant des producteurs très angoissés ! Ils voyaient là une sorte de métaphore du futur film… Par chance, il fut un énorme succès mondial.
Alors le jeu. Réalisé en 1989, il est dans une boîte en plastique. On en a déjà vu, comme Pac-Land ou Star Trek. La notice est derrière la jaquette. Elle est assez soignée, avec un rabat.
Le jeu en lui-même démarre super bien, avec le thème du jeu, quelques digits de cris et la scène de la nageuse dévorée. Puis, on a droit à une petite séquence où un bathyscaphe est mis à l’eau, le tout en 3D ! C’est assez bien fait pour être souligné.
Le reste du jeu, c’est un peu comme Pacific sur Amstrad CPC, un jeu de labyrinthe où il faut tuer/éviter les ennemis. Le requin rode, je l’ai vu ! On s’amuse. Ce n’est pas une conversion honteuse.
Très content de l’avoir touché.


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