vendredi 27 mars 2026

MUSIC MAKER COMMODORE

Voilà déjà quelques années maintenant, j’avais été stupéfait par le « Music Maker » pour Commodore 64 vu dans une vidéo du 8-Bit Guy. Le concept était simple. Une coque avec deux octaves à poser sur l’ordinateur. Les touches du clavier appuient sur celles du C64 pour produire des sons donnés par un programme sur cartouche, disquette ou cassette. Pour l’époque, 1984/85, c’était une solution cheap pour faire de la musique chez soi. J’aurais adoré avoir ça. 

Quand j’ai vu cette vidéo, je n’avais aucun Commodore chez moi mais désormais équipé, je pouvais envisager l’idée d’acquérir pour de bon ce… « clavier pour clavier » ! Il fallait juste attendre qu’une bonne occasion se présente. Et elle est venue tout droit d’Italie. 

Trouver ça en Europe n’est pas simple. Vu le succès du C64 aux USA, il y a pas mal d’offres là-bas mais les frais de cochon et la douane ruinent toute économie. Là, pas de problème. C’était même pas trop cher pour ce que c’était. Alors, achat immédiat. 

Réception. La boîte n’est pas en super état, mais elle est là. 


Ouverture. Le clavier est intact et porte encore ses petits stickers pour différencier les notes. On est clairement dans le didactique.


Etalage du contenu. Les notices, pubs, cassette et cartouche. 


Verso du clavier. Comme vous pouvez le voir, c’est un système très con. Des picots appuient sur les touches du C64 pour produire les sons. Quand un appareil a beaucoup de succès, on voit fleurir des tas de gadgets tous plus dingues les uns que les autres. On a vu ça aussi sur la Game Boy.


Installation du clavier. A noter que ça ne marchera pas sur le C64C.


Faut pas avoir de gros doigts…


Le programme Music Composer, dont je pense qu’il a été rajouté à ce lot, est assez peu intéressant à mon goût car vraiment dédié à la création musicale plus qu’au tripotage du clavier.


On enchaîne avec la cassette Music Maker. On ressort le vieux Datasette pour charger ça… Dès les premières secondes, une petite zik TRES casse-couilles façon sonnerie de porte fantaisie, et en boucle, vous accompagne tandis qu’un écran vous montre la progression du chargement.


Par chance, c’est assez rapide à charger. L’écran est basique mais on comprend tout de suite. Les sons puent bien le chip sonore du C64 mais ça se trafique et on s’amuse. 


Le séquencer est très intéressant et permet de faire des boucles facilement. Pour un amateur de chiptune, ça peut le faire encore aujourd’hui. 

Mais ce que je voulais vraiment, c’était jouer sur le clavier avec différents sons. Et pour ça, j’ai acheté le programme Music Machine. Comme Music Composer, c’est une cartouche. 


Une fois pluggée, on peut de suite jouer. Il y a un peu plus d’options cette fois-ci, on peut changer les octaves, les voix mais surtout les signaux. Pulse, square etc. On a aussi de petits effets comme du sustain, du glissando etc. On s’amuse beaucoup, même si deux octaves, c’est trop peu pour vraiment jouer en live.


Mais comme je l’ai dit plus haut, le C64 a eu tellement de succès aux USA, que d’autres solutions musicales plus avancées sont sorties. Le Sound Expander par exemple ainsi que plusieurs claviers dont un de 61 touches !

Finalement, au milieu des années 80, il y avait moyen de faire de la zik sur micro sans trop se ruiner. Bon, un C64 ne vaudra jamais un ST avec un synthé relié en MIDI et Cubase, certes, mais cette dernière solution coûtait si chère que bien peu de personnes y avait accès. Et encore moins un ado. 

Ces gadgets sous 8 bits permettaient de se passer ses envies de sons synthé à peu de frais, chose qui m’a tellement manqué. Les gosses d’aujourd’hui ne réalisent pas la chance qu’ils ont. Tu veux faire de la techno ? Un clavier-maître à 50€, on relie ça au PC en USB et GO !

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