samedi 28 mars 2026

TIGER ROAD - ATARI ST

Tiger Road est l’une de ces nombreuses conversions de jeu d’arcade de la fin des années 80 sur ordinateurs 8 et 16 bits. Le jeu vous propose d’incarner un moine shaolin, vous savez, ces asiatiques chauves soi-disant experts en karaté et qui ne sont que des attractions pour touristes américains hébétés… 


Des enfants ont été enlevés dans un monastère, sans doute par des gauchistes, et vous devez les sauver avant qu’ils ne soient… enfin vous savez.

Effectuée par Probe, cette version pour Atari ST n’est pas inoubliable. C’est joli et coloré, c’est assez rapide, y’a plein de niveaux même s’il en manque par rapport au jeu d’arcade, mais l’animation laisse perplexe, en particulier lorsque Krilin saute ; des espèces de graaaaaaaands sauts en diagonale pendant lesquels on ne contrôle rien. C’est pas réaliste. Mais ça reste jouable. La version Amiga est identique, sauf pour le son. 

Malgré son côté cheap, j’ai une tendresse particulière pour ce jeu puisque je l’ai acheté à l’époque. C’était une promo de Micromania en VPC. 99 francs, en octobre 1989. Précis hein ? Je rentrais de mes cours du lycée où je n’apprenais rien que je ne sache déjà et dont le reste ne m’intéressait pas. Et, après avoir jeté mon sac, je constatais une enveloppe blanche à bulles sur mon Atari ST. Ma mère l’avait posée là lorsqu’elle l’avait reçue le matin. Cool ! 

Cette scène s’est gravée dans ma tête. Pourquoi ? Je ne saurai le dire, sans doute que c’était l’un des premiers jeux que j’achetais de cette façon. Et puis le contexte. Journée de merde et petit bonheur à la fin. Très petit le bonheur car, une fois chargé, le jeu ne m’a pas vraiment emballé. Mais bon, j’avais encore assez peu d’expérience en la matière. Et comme je n’avais pas beaucoup de jeux, j’y ai tout de même joué par la suite assez souvent. 

Je ne l’ai jamais fini, stoppant net au niveau 9. Il faut, en effet, sauter de piliers en piliers. Et avec le genre de saut qu’on se paye comme je l’ai évoqué plus haut, c’est pas évident du tout ! On tombe, on perd toutes ses vies puis ses crédits, faut tout recommencer depuis le début, et y’en a des niveaux dans ce jeu… J’ai donc abandonné. Les die and retry, quelle plaie… 

34 ans après, je suis assez content de récupérer ce jeu pour ma collection. Ça m’a fait plaisir de retrouver cette boîte, dont l'illustration est superbe. C’est stupide mais bon… Il n’est pas évident à trouver du tout. Y rejouer m’a rappelé pas mal de choses. Pas toujours bonnes d’ailleurs. On appelle ça « la vie ».

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